Mickey et son Orchestre Philharmagique : La Magie en Musique

En mai 2018, Disneyland Paris l’arrivée de Mickey et son Orchestre Philharmagique, adaptation française de l’attraction floridienne, Mickey’s Philharmagic, créée en 2003, puis dupliquée en 2005 à Hong Kong, puis en 2011 à Tokyo. Le spectacle arrive en France dans le cadre des festivités du 90e anniversaire de Mickey à Discoveryland Theater.

L’histoire rappelle étrangement Animagique, mais sous forme animée : dans Animagique, Donald désobéit à Mickey en touchant à la clé de la cinémathèque du studio d’animation. Le canard rentre ainsi dans différents films Disney en musique, tels que Dumbo avec La parade des éléphants roses,  La petite sirène avec Sous l’océan et enfin Le roi lion avec L’histoire de la vie et Je voudrais déjà être roi !

Ici, Donald n’est pas prêt pour un concert dirigé par Mickey. Il est en charge de l’installation des instruments (attention, pas des musiciens, mais bien des instruments, c’est un orchestre philharMAGIQUE), mais dort encore dans un flight-case. Il se réveille, se dépêche, met le fameux chapeau bleu de Yensid, que Mickey utilise dans la séquence de L’apprenti sorcier, installe les instruments, qui jouent de lui (et non pas avec), avec un accord chaotique et une flûte (qui a un son de piccolo) jouant l’ode à son maître, la chanson Mickey Mouse March. Ainsi, Donald  se met en colère et provoque une mutinerie des instru-siciens ! Sous la mélodie d’un Mickey Mouse March cuivré et martial, le canard est envoyé dans le premier dessin animé du spectacle La Belle et la Bête dans une tornade musicale.

Il est invité par Lumière au repas de la séquence de C’est la Fête. Il prend la place de Belle, et le spectateur est invité à prendre place au banquet, ce qu’il lui permet d’être secoué ou arrosé par les bouteilles de champagne par exemple. A la fin du banquet, les restes sont nettoyés, dans une impressionnante scène, où les balais de L’apprenti sorcier jettent un seau sur les déchets avec Donald au milieu. A la fin, le canard se moque du dernier petit balais à qui il vole le seau, qui est défendu par sa maman (ou son papa), faisant trembler la salle. Ce balai géant lance à son tour un seau sur Donald et sur la salle, menant une transition brusque mais logique dans la caverne d’Ariel.

Partir là-bas est introduit par une transition créée pour le spectacle, avant d’avoir la première partie de la chanson (le récitatif) en français et la deuxième partie en anglais. A la fin de la chanson, Donald  est propulsé dans Je voudrais déjà être roi. A la fin de la chanson, la Fée Clochette apparait avec Peter Pan sur Big Ben et la chanson en anglais On s’envole. Donald arrive à toute vitesse, expulé de la séquence précédente, sur l’aiguille des minutes de Big Ben, catapultant Peter Pan, le canard et le chapeau dans le ciel. Le garçon saupoudre de poussière de fée le canard.

Une transition dans les nuages fait apparaître Aladdin et Jasmine sur un tapis volant durant la séquence de Ce rêve bleu. Le premier couplet est écourté pour proposer rapidement le refrain et la modulation où Jasmine ne chante pas et est remplacée par le cor puis les cordes, durant une visite des rues d’Agrabah en tapis volant avec Donald. La princesse remet le chapeau sur la tête de Donald sur le dernier accord de la chanson, avant que Iago ne le fasse voler dans le ciel         .

Cet événement, élément de résolution du spectacle, sert de transition avec la fin du spectacle. Donald  chute dans la tornade musicale initiale, cette fois-ci dans les accords de trompettes finaux de L’apprenti sorcier, avant que Mickey ne récupère son chapeau et sa baguette, reprenant le contrôle de son orchestre, le piccolo manigançant avec le tuba pour éjecter Donald  hors de la scène. Mickey conclut le spectacle avec la fin de la chanson Mickey Mouse March, une cadence plagale majestueuse tenant le spectateur en haleine et Donald qui se fait propulser dans la scène par le tuba.

J’ai découvert le spectacle durant l’avant-première pour les passeports annuels, le 29 septembre. Je n’avais donc aucun élément de comparaison avec les versions floridienne ou asiatiques. Donc pas de déception vis-à-vis de la taille de l’écran, de la salle, ou de l’absence des fesses de Donald dans le mur  du fond. L’ambiance sonore décrivant Donald qui se prend le mur m’a suffit pour comprendre qu’il s’était fait mal derrière moi par exemple.

Lorsque j’ai découvert le film, je ne connaissais pas non plus l’histoire. Je m’attendais à un spectacle animé, où Mickey dirige un orchestre magique avec différents personnages tirés de films Disney évoluant sur l’écran. Ici, je n’ai pas compris le sens du titre par rapport à l’histoire : à moins de surprendre et transporter le spectateur dans un monde auquel il ne s’attend pas, Mickey ne dirige son orchestre moins d’une minute. Si le titre veut surprendre le spectateur, c’est réussi, j’ai été étonné de voir Donald dominant dans le spectacle et l’absence de l’orchestre dans les ¾ du spectacle. Au final, j’ai vu ce que je voulais voir aussi, peut-être pas assez longtemps : Mickey diriger un orchestre philhar-magique !

Sur le point de vue de l’animation, datée de 2003, certains éléments ont pris un certain coup de vieux (Jasmine et Aladdin ressemblent à ceux du jeu vidéo Disney Infinity 2.0), alors que les personnages principaux en 3-D tels que Donald, Mickey, Lumière ou Simba renforcent le côté humoristique et divertissant des séquences. Il aurait peut-être fallu doser entre le sérieux des personnages sérieux (Aladdin, Jasmine ou Ariel) et du comique des personnages comiques (Donald, Mickey, le chapeau). Par contre, les séquences en général sont très bien réalisées, surprenantes, grâce à une 3-D sortant de l’écran qui me surprendra toujours. La séquence d’Agrabah est convaincante, accentuée par les mouvements de la salle.

La particularité musicale de ce spectacle est que, dans toutes les séquences, Donald rentre dans le film, donc vit le film tel qu’il est ! La musique est donc la même que dans les films : par ici, je veux dire que ce ne sont pas des arrangements des chansons mais bien les musiques originales qui sont utilisées, avec quelques parties chantées supprimées et remplacées par des instruments, mais dont la sonorité est synthétique, comme les trompettes dans C’est la fête. Si ces instruments sont réels, alors leurs interprétations ne m’ont pas convaincu.

Des petites transitions musicales sont ajoutées entre chaque séquence, si transition visuelle il y a : entre La petite sirène et Le roi lion, il n’y a aucune transition. C’est brut, c’est sec, ça n’a pas d’intérêt. Cela fait très catalogue de films Disney sans histoire ou rapport logique. Cet élément était adouci dans Animagique, mais est mal amené dans Mickey et son Orchestre Philharmagique. Au fond, beaucoup de spectacles ont ce problème de transition, où le décor change très vite sans explication.

Au final, Mickey et son Orchestre Philarmagique est un spectacle inattendu, convaincant, mais qui laissent un sentiment de frustration vis-à-vis du titre de l’attraction. Peut-être aurais-je du mieux me renseigner sur l’histoire en elle-même (quitte à aller au spoil) ? Les musiques rassurent le visiteur sans pour autant lui proposer quelque chose de nouveau. Seules les transitions, ainsi que la séquence du Roi Lion, me déçoivent durant le spectacle. Mickey et son Orchestre Philharmagique est donc, pour moi, un spectacle sans grande prétention mais qui tient son rôle de dépayser le spectateur et vaut la peine d’être vu au moins une fois !

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s